Ils ont donné leur vie pour ouvrir de nouvelles frontières à l'Humanité

Le 27 janvier 1967 : Apollo 1

Le 27 janvier 1967, l’équipe de lancement et les astronautes de la première mission Apollo habitée effectuent une simulation de compte à rebours pour tester les opérations et la compatibilité entre le CSM et le lanceur en vue du lancement prévu le mois suivant. Le vaisseau spatial est prêt pour un lancement simulé, trappe d’accès verrouillée, contact mis, cabine sous oxygène pur. Virgil I. Grissom, Edward H. White II et Roger B. Chaffee, qui composent l’équipage, ont revêtu leur combinaison et effectuent la séquence normale d’activités pré-lancement.
Vers 18 h 30, après plus de cinq heures de retards et de problèmes, une étincelle met le feu à des matériaux inflammables dans le vaisseau spatial et le feu se propage instantanément à toute la cabine fermée. Plus de cinq minutes après, lorsqu’on arrache la trappe d’accès, les membres de l’équipage sont déjà morts, asphyxiés.
On ne parviendra jamais à déterminer l’origine précise de l’étincelle et de l’incendie. Aucune responsabilité individuelle ou collective n’est non plus mise au jour. Après étude, il apparaît que la cause réelle de l’accident est la réunion de plusieurs conditions défavorables : une atmosphère riche en oxygène ; des matériaux intérieurs inflammables, comme le papier, les combinaisons spatiales, le Velcro et d’autres équipements de vol ; une surface importante de câblage interne non protégé, qui présente de nombreuses sources potentielles d’étincelles électriques ; et la conception et la fabrication du vaisseau spatial.
Après cet incendie, on effectue de nombreux changements dans la conception, la fabrication, les tests et les procédures de qualification des véhicules ainsi que dans la gestion de l’ensemble du programme Apollo. Nombre de ces modifications sont testées au cours des missions Apollo inhabitées 4, 5 et 6. Les améliorations considérables apportées au CSM (Command and Service Module), en particulier, et le processus de sa préparation au vol s’avèrent une réussite. Le CSM ne pose quasiment aucun problème pendant tout le reste du programme Apollo (à l’exception toutefois de la mission Apollo 13).

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R.B. Chaffee

V.I. Grissom

E.H. White


Le 24 avril 1967 : Soyouz 1

Le 24 avril 1967, un autre accident mortel frappa le nouveau vaisseau russe conçu pour accueillir trois hommes. Vladimir Komarov, chargé de tester le Soïouz dans l’espace, fut tué à son retour sur Terre, à la suite d’une défaillance du système de parachutes. Le programme spatial soviétique fut retardé de près de deux ans.

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V.M. Komarov

Le 30 juin 1971: Soyouz 11

En avril 1971, lors de la première mission vers une station spatiale, Soïouz 10 ne parvient pas à s’amarrer avec Saliout 1. En juin de la même année, Soïouz 11 y parvient, et les cosmonautes Viktor Patsaïev, Gueorgui Dobrovolski et Vladislav N. Volkov passent trois semaines dans la station spatiale. Malheureusement, lors de leur retour vers la Terre, une valve endommagée laisse échapper l’air du module de descente de Soïouz 11 et ils meurent.

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G.T. Dobrovolski V.I. Patsayev V.N. Volkov

Le 28 janvier 1986 : Challenger

Le 28 janvier 1986, peu après son lancement, Challenger explose et son équipage trouve la mort. C’est le dysfonctionnement d’un joint torique d’étanchéité de l’une des fusées à carburant solide qui est à l’origine de la perte de Challenger. Ces fusées sont constituées de quatre sections cylindriques qui doivent être parfaitement scellées ensemble pour éviter que les sous-produits brûlants de la combustion du carburant ne s’échappent pendant le lancement. Les joints toriques sont des anneaux de caoutchouc qui jouent un rôle essentiel dans l’étanchéité de l’ensemble. Le jour du lancement, le temps est froid, ce qui rend cassant le joint torique d’étanchéité qui scelle les deux segments inférieurs de la fusée de droite. C’est pour cette raison, combinée avec le fait que le joint est mal conçu, que des gaz brûlants s’échappent de la fusée. Les gaz et les flammes traversent alors l’élément métallique qui maintient la fusée en place. Lorsque cette dernière est larguée, elle perce le flanc du réservoir de combustible externe, conduisant ainsi l’hydrogène et l’oxygène liquides à se mélanger prématurément et à exploser.

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S.C. McAuliffe J.A. Resnik G.B. Jarvis R.E. McNair

E.S. Onizuka R.F. Scobee M.J. Smith

Le 1er février 2003 : Columbia

La navette spatiale américaine Columbia s'est désintégrée en plein ciel au cours de sa rentrée atmosphérique, quelques minutes avant l'heure prévue pour son atterrissage à Cap Canaveral. Il n'y a aucune chance pour que la navette ait pu réussir un atterrissage d'urgence à l'altitude où elle se trouvait lorsque le contact a été perdu avec la Nasa. L'agence spatiale a perdu le contact avec la navette à 9H00 (15h heure de Paris) alors que Columbia passait au dessus de Dallas (Texas, sud) et le "plan d'urgence" a été mis en oeuvre. A aucun moment l'équipage n'a signalé un incident majeur à bord de Columbia. La mission était partie le 16 janvier à 10H39 locales (16h39 heure de Paris). Son commandant de bord était l'Américain Rick Husband (USA), le co-pilote William McCool (USA), le commandant de la charge utile: Michael Anderson (USA). Les spécialistes de mission étaient David Brown (USA), Kalpana Chawla (USA), Laurel Clark (USA) et le spécialiste de charge utile: Ilan Ramon (Israël).

Source : Futura-Sciences, le 02/02/2003 à 00h02

K. Chawla L.B.S. Clark M.P. Anderson D.M. Brown

W.C. McCool R.D. Husband I. Ramon